Pixel Facebook

Le meilleur de nos guides
Les conseils des blogueurs voyage
Votre itinéraire et votre voyage sur mesure

Actus voyage > Marie-Julie Gagnon : le Canada d’une canadienne
Marie-Julie Gagnon : le Canada d’une canadienne

Marie-Julie Gagnon : le Canada d’une canadienne

Mis à jour le 26 novembre 2018 | , ,
Publié le 3 juillet 2011

Elle l’avoue d’emblée : elle aime tous les types de voyage. Qu’elle mette le cap sur une contrée exotique avec son sac à dos ou sur une ville nord-américaine avec sa valise à roulettes, elle ressent toujours la même excitation au moment du départ. Elle aime s’amuser à déboulonner les clichés tout autant que les exploiter. Cette auteure de sept livres (dont quatre pour enfants), rédactrice en chef, chroniqueuse, blogueuse, aime porter plusieurs chapeaux. Pas pour rien que son site Taxi-brousse, d’abord voué au choc des cultures, sorte souvent des sentiers battus ! L’un des pays qui continue le plus de la surprendre ? Le sien ! Nous lui avons demandé de nous parler du Canada, qu’elle a eu l’occasion de ratisser à plusieurs reprises.

Comment une canadienne comme vous pourrait décrire le Canada?

Pour moi, le Canada n’est pas un pays, c’est plusieurs pays. Je pourrais dire la même chose de chacune de ses provinces. Si je prends l’exemple du Québec, la vie d’un « Cri de Waswanipi » n’a pas grand chose à voir avec celle d’un Montréalais ou d’un Gaspésien. À cause de son territoire, le Canada ne peut être abordé en un seul bloc. Il faut le prendre à petites bouchées. Même moi, qui possède un passeport canadien, je ne peux prétendre le connaître. Je continue de le découvrir au fil de mes pérégrinations. Et oui, il m’arrive régulièrement d’être étonnée.

Parlez-nous de « l’esprit canadien »…

Il est difficile de décrire l’ambiance d’un pays aussi vaste. Montréal et Toronto bouillonnent de créativité. Les Maritimes me sont toujours apparues comme des provinces plutôt cool. Les gens y sont souriants et accueillants. Peut-être à cause de la mer… En Colombie-britannique, l’écologie, la santé, le sport et le plein air font partie du quotidien. Il me suffit d’atterrir à Vancouver pour relâcher la tension. J’ai l’impression d’y respirer plus profondément !

Votre région coup de coeur, au Canada, c’est laquelle ?

Quelle question difficile ! Je réponds, en vrac. J’ai adoré le Yukon pour le « midnight sun ». Le 21 juin, le soleil ne s’y couche pas. Depuis le Midnight Dome, à Dawson city, les paysages sont nimbés d’une lumière unique, quasi-irréelle. C’est probablement l’une des villes les plus dépaysantes du Canada, à cause de ses allures de Far West. Encore aujourd’hui, les rues ne sont pas asphaltées et les trottoirs sont faits de bois. Quand j’y suis allée, j’avais l’impression que des personnages mythiques de la ruée vers l’or pouvaient surgir à tous les coins de rue. J’aime passionnément la ville de Vancouver, en Colombie-britannique. J’irais y vivre sans aucune hésitation. J’aime l’atmosphère relax qui y règne. On y trouve les montagnes et la mer. L’immigration asiatique y a eu un impact important. La ville compte de nombreux restaurants japonais (et pas que des sushis bars). J’ai eu le coup de foudre pour Sooke, sur l’île de Vancouver, il y a quelques années. Je résidais dans une auberge de luxe (Sooke Harbour House) avec mon mari et ma fille. Impossible d’oublier la vue sur le détroit Juan de Fuca, le jardin de fleurs comestibles, la cuisine axée sur les produits locaux et les loutres qui se baladaient dans le jardin. Des paysages qu’on ne se lasse pas de photographier. Le Québec a aussi beaucoup à offrir. Tadoussac, avec ses baleines, le Saguenay-Lac-St-Jean (mon coin de pays natal), avec son Fjord, son lac et ses multiples rivières, Montréal, avec ses festivals… Je continue ?!

Un ami étranger vous rend visite. Que lui faites-vous partager?

Tout dépend du temps dont il dispose et des endroits où il souhaite jeter l’ancre. Il est utopique de vouloir traverser le pays en une semaine ! Même en restant seulement au Québec, il faut faire des choix. Montréal m’apparaît incontournable. Pas seulement parce que c’est la ville que j’ai adoptée il y a plus de 15 ans, mais à cause de son histoire (le «Vieux-Montréal» fait toujours un peu rigoler mes amis européens, qui le trouvent plutôt «neuf»), de son offre culturelle, de ses restaurants épatants, de ses créateurs de tout acabit… Toronto a aussi beaucoup à offrir, tant côté culture que gastronomie (même si certains Québécois sourcilleront en lisant ceci). Par ailleurs, il m’apparaît essentiel de sortir des grands centres pour prendre le pouls d’une province. Au Québec, même si les distances à parcourir sont grandes, il faut aller constater la diversité de visu. Ce sont ces différences culturelles que j’aime présenter à mes amis étrangers. Ces petits détails qui rendent les régions uniques. Certains les appelleraient des clichés, moi, je vois plutôt des traits de personnalité incontournables. Il faut entendre les accents, goûter les plats locaux et, surtout, discuter avec les habitants du coin. On a de jolis paysages, mais aussi beaucoup de choses à raconter!

Et votre prochain voyage, ce sera où?

Outre-Atlantique : la Turquie, la Suisse et probablement la France en juin. Au Canada, je prévois de me rendre à Edmonton, en Alberta, en septembre. J’aimerais beaucoup découvrir les Îles-de-la-Madeleine cet été. Et j’espère retourner à Vancouver le plus tôt possible. Je ne m’en lasse pas.

Retrouvez Marie-Julie Gagnon sur son blog : Taxi-brousse.

Laissez un commentaire